L’asticot de chacun expire

oct 28, 2011 by

Que l’on soit fou ou roi, pour tous la mort « C’est la joie. » Cette joie de vivre mourant, cette joie de mourir vivant, L’asticot de Shakespeare se fait une joie de nous en faire mourir de rire.

Né en Juin 2008 au Théâtre du Globe (Shakespeare’s Globe) à Londres, le personnage de l’asticot traverse la Manche et débarque au Théâtre Sorano de Toulouse en Février 2010, date à laquelle Clémence Massart écrit pour lui un spectacle en collaboration avec son partenaire de trente ans Philippe Caubère.

Seul sur scène, L’asticot de Shakespeare introduit une ribambelle de personnages hauts en couleurs, chacun tutoyant, en français comme en anglais, la mort à tour de rôle. Autour de textes empruntés à Shakespeare, Baudelaire, Jankélévitch, Giono… l’artiste multi-casquettes construit une dramaturgie dont l’articulation est entrecoupée de drôles de chansons accompagnées à la trompette et à l’accordéon.

Nourri de poésie, de pitrerie et de philosophie, l’asticot qui a bouffé Shakespeare parvient à nous convaincre que si la mort est tragique, elle est aussi comique ; mieux vaut alors en vivre. Sans oublier de nous rappeler, narquois, que fous ou rois, une fois morts, tous « Vous passerez par moi ! »

Un oui à la vie à voir jusqu’à la fin de l’année au Théâtre Montmartre Galabru, vite avant que votre asticot n’expire.

Théâtre Montmartre Galabru
4 rue de l’Armée d’Orient 75018 Paris
01 42 23 15 85

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